Colorful Prose

Balade pour une ballade - Andrée CLOT

October 31st, 2006 by dani

C’est presque le printemps dans ce petit coin de Lozère entre St. Enimie et Mende. J’avais décidé d’aller à la rencontre des premières pousses, si tenues et fragiles soient-elles. Cette espèrance de renouveau me fascine. Les surprendre dans leurs premiers émois, toutes frissonnantes encore, étirant et lissant leurs feuilles une à une est un spectacle que chaque année j’attends avec impatience.

Me voilà donc partie très tôt. N’étant nullement une forcenée de la bouline, c’est d’un pas lent et mesuré que j’entame un peu avant l’aube la rude côte derrière la maison. Read the rest of this entry »

Posted in Writers' Workshop Collections - 2004 (French) | No Comments »

Amertume

October 30th, 2006 by dani

Amertume

Adèle Duriez, CM1, Ecole Primaire Van Gogh, Lambesc, France

Posted in Writers' Workshop Collections - 2004 (French) | No Comments »

Déambuler

October 30th, 2006 by dani

Déambuler

Alexis Losson, CM1, Ecole Primaire Van Gogh, Lambesc, France

Posted in Writers' Workshop Collections - 2004 (French) | No Comments »

Le Français : « Une langue qui rapproche » - Liliane LASBLEIS

October 30th, 2006 by dani

Un petit farfadet, se prenant pour un ombellifère et craignant de siéger, à l’étal du marchand, à côté d’un fromage de brousse, décida de filer à toute bouline se cacher afin d’échapper aux investigation tactiles du chaland.

Il songeait avec amertume, en trottinant parmi le fenouil et le cerfeuil, à ses frères, qu’il serait bon de tataouiner, le cœur léger, au lieu de tendre vers son but unique, son espérance : vivre assez longtemps pour devenir une belle grosse carotte. Il ignorait que les lapins qui déambulaient alentour en étaient friands !

Décidément, ce farfadet-là n’était vraiment pas une lumière !

Posted in Writers' Workshop Collections - 2004 (French) | No Comments »

October 19th, 2006 by dani

“…There was only a three-letter difference between comfort and conformity…” - Jacki Lyden in Daughter of the Queen of Sheba

Posted in Inspirational Quotes (English) | No Comments »

Une Plume Pour Donner des Ailes : L’Atelier d’Ecriture Lambescain

October 16th, 2006 by dani

L’Atelier d’écriture Lambescain est né d’un désir de se rencontrer pour partager une passion de l’écriture et de créer un réseau de soutien pour pouvoir nous améliorer en nous écoutant les uns les autres. C’est aussi l’occasion d’explorer l’imagination et les idées enfouies pour les faire surgir sous nos plumes. A travers les exercices, l’appréhension de la page blanche disparaît peu à peu et l’expression écrite devient accessible à tous.

En 2003, nous avons travaillé sur le thème des sens et avons pu créer une première collection d’œuvres, « Sensations », regroupant les œuvres originaux d’au moins sept auteurs, dont six femmes. L’activité est gratuit pour tous ceux qui souhaitent y participer et se déroule un samedi après-midi par mois.

Posted in Writers' Workshop Collections - 2003 (French) | No Comments »

La Maison - Andrée CLOT

October 16th, 2006 by dani

C’est une maison que toi, la mère, tu as voulue avec acharnement et opiniâtreté, maison solide en pierre, le toit y compris, maison de famille disais-tu.

Accotée au nord à cette montagne qui te défiait, bien assise sur un replat de terrain. Au sud, une terrasse surplombe la combe, espace privilégié pour prévoir le temps, suivre l’évolution du soleil et des saisons.

La terre est rude dans ce pays perdu, âpre et beau, loin de toute civilisation, au bout du monde.

Le soleil écrasant en été, l’automne avec sa palette de couleur, la blancheur craquante de l’hiver, la transparence rosée de l’air au printemps l’enveloppent et la transforment tout au long de l’année, rythmant le travail de la terre et des animaux.

C’est la vie que tu as voulu accrocher là avec entêtement et persévérance. Chaque parcelle de terrain dépierrée par toutes les mains disponibles pour mettre en culture le seigle ou le blé.

Tu agrandissais la propriété pour tes enfants, en fait, pour l’aîné qui devait reprendre l’exploitation comme la coutume paysanne le voulait.

De cette situation élevée, ton œil exercé apercevait le facteur bien avant d’en entendre le pas. Rien n’échappait à ton attention, même la nature par son silence t’annonçait les visiteurs.

C’est une maison tapie, mystérieuse, avec plusieurs issues. La porte principale donnant sur la terrasse, porte de réception, de sortie le dimanche, de vêtements propres et parfumés. Porte réservée aux visites, fermée le soir et aux importuns par un verrou qui grince et claque. Une autre porte, dérobée celle-là, rapiécée de bois, s’opposant par des grognements obstinés au souffle du vent opiniâtre l’attaquant sans relâche. La nuit, on la barrait avec un étai en bois. Elle servait à la vie de tous les jours, la vieille porte de l’ouest. Elle recevait la noix, la châtaigne, l’amande, le grain, le fagot. Gens et bêtes en usaient indistinctement ; seule la mort n’était jamais passée par elle. Se succédaient alors les pièces de service. Celle à la cheminée destinée à la pâtée des cochons et des chiens ; puis la réserve à foin servant à mûrir le fromage, conserver le pain et nourrir les lapins.
Read the rest of this entry »

Posted in Writers' Workshop Collections - 2003 (French) | No Comments »

Eloge du carillon à vent - Liliane LASBLEIS

October 16th, 2006 by dani

Il est des objets dont l’unique raison d’être est dans le mouvement , et qui , inertes , n’attirent l’attention d’aucune manière .
Mais qu’ils s’animent soudain , parcourus d’infimes vibrations , réveillés par d’insoupçonnables tremblements , et notre attention est irrrésistiblement captée .
Amis qui montez  les marches menant à ma porte , levez le nez vers mon carillon à vent !
Ce n’est certes à vos yeux qu’un assemblage de tubes creux suspendus à hauteurs inégales au bout de leur fil , immobiles dans la torpeur de ce jour d’été .
Mais attendez que se réveille la brise , que renaisse le zéphyr, et vous entendrez une musique céleste .
Ne montez pas à la hâte les quelques degrés de mon perron dans votre empressement à frapper à mon huis , si vous me visitez un jour de grand mistral !
Prenez plutôt le temps d’écouter la petite musique du carillon à vent : n’évoque-t-elle pas quelque harpe céleste pincée par un angelot joufflu ? Ou quelque eau pure cascadant sur des rochers moussus un jour de canicule ? Le son en est si cristallin , léger et rafraîchissant ….
Quand le vent se lève , mon carillon tintinnabule , d’abord imperceptiblement , puis ces quelques notes , qui sont les prémices d’un joyeux déchaînement , accompagnent bientôt les bourrasques dans une symphonie de notes harmonieuses , ou aigrelettes , c’est selon !
Oui , j’aime mon  carillon , petit cousin rieur et insouciant du bourdon majestueux et sévère de la cathédrale , des sonnailles rustiques du troupeau alpestre en transhumance sur les chemins de montagne , ou des joyeuses clochettes du traîneau glissant sur les sentiers enneigés …..
Il est discret , mais bien présent , suspendu à mon porche , tel un guetteur vigilant , prompt à m’avertir du retour des tempêtes .
Gongs et carillons repoussent les esprits au Pays du Soleil Levant , dit-on .
Eh bien que mon carillon à moi attire au contaire tous les dieux du vent au seuil de mon humble demeure !
Et que “tramountano , mountagnero , mistrau et vent de soleu” tourbillonnent autour de mon cher objet , à tout jamais !

Posted in Writers' Workshop Collections - 2003 (French) | 1 Comment »

L’Ecorce du Secret - Stéphanie MICHELIN-NOUBEL

October 16th, 2006 by dani

Un feu brûle dans une cheminée.
Il illumine les visages d’êtres
Qui rêvent et désirent ce qu’ils n’ont pas.

Une feu brûle dans un cœur embrasé,
Et fait briller le saphir de mes yeux
Qui dessinent des plaisirs prohibés…

Le manteau de sa voix chaude m’enveloppe,
Le musc viril de son odeur me trouble,
Le calice de son regard m’enivre,

Les sables mouvants du désir me happent
Lentement vers les brumes de la faute.
Le silence est l’écorce de mon secret…

Posted in Writers' Workshop Collections - 2003 (French) | No Comments »

Les mains de femme - Jean CAMPION

October 16th, 2006 by dani

Ta main de femme a le pouvoir
D’éterniser ma rêverie.
À sa présence, dans le soir,
L’espoir s’embrase en féerie.

Je t’aime, douce main de femme
Attentive au moindre baiser,
Sortilège mouvant, ton charme
Se veut félin pour apaiser.

Frôleuse pour donner l’amour,
Expressive pour implorer,
Étrange rameau de velours
Surgi d’un cœur pour apaiser !

Au cadran des heures paisibles
Où veut s’écouler le bonheur,
Tes mains forgent des impossibles
Pour réaliser des splendeurs.

Sur le berceau, c’est la caresse,
Si riche de maternité,
Que ta main lègue en allégresse
Au fruit de ta fécondité.

Et quand sur de fines dentelles
Elles composent des trésors,
Ne sont-elles pas sensuelles
Tes mains s’offrant sur ces décors ?

Minute douce, ou temps de peine,
Tends vers moi tes doigts de satin !
J’y poserai, quoi qu’il advienne
Le trait d’union de nos destins.

Posted in Writers' Workshop Collections - 2003 (French) | No Comments »

« Previous Entries


Bloggers for Darfur

Recent Posts

Pages:

Categories

Archives

Search

Meta: