Le pouvoir d’un sourire
dani
La fenêtre de ma chambre
donne sur la rue
au ras du trottoir.
Devant une pâquerette
fragile et solitaire,
des chaussures défilent,
ne laissant que des echos derrière elles.
Des souliers noirs cirés, survolés d’un
pantalon à pince impeccable,
brillent et fendent l’air.
Des talons hauts rouges
naviguent délicatement,
prudents à se préserver
des trous des grilles.
Des baskets colorées pointent leur nez
sous un jean trop long.
Des godasses trouées
trainent et flanent.
Des bottes solides.
Des mocassins discrets.
Même des pattes de chiens
cliquettent pour descendre
dans le caniveau, et encore…
Mais seule une petite paire
de ballerines roses
m’a vue en se baissant
pour sentir la pâquerette.
Moi, pieds nus,
elle m’a fait exister par son sourire.
La fleur continue à pousser
malgré tout
dans une fissure du béton.
Posted in Poésie |































October 11th, 2006 at 11:25 am
Je trouve que pour une vas-nus pieds, tu as vite trouvé chaussure à ton pied, cette prose te va si bien!